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L'AFMNB est très heureuse de décerner la 15e remise du prix Louis-J.-Robichaud à une personnalité exemplaire de la région hôtesse du Congrès annuel. Nous voulons remercier les municipalités du Nord-ouest et particulièrement, Monsieur Benoit Dumont, maire de Saint-Hilaire et président du Forum des maires, pour leur leadership et leur participation au choix du lauréat 2006 du prix Louis-J.-Robichaud.

L'Association francophone des municipalités du N.-B. est honorée de décerner cette année le prix Louis-J.-Robichaud à celui qui a occupé la fonction de maire de Saint-Jacques pendant 27 ans, après avoir été conseiller dès la fondation de la municipalité en 1967, M. Isidore Boucher.

Homme d'affaires et bon administrateur dans ses affaires personnelles, il a grandement mis ses compétences au service de sa municipalité. Tout comme dans ses entreprises, les déficits n'étaient pas au rendez-vous lors de la présentation des budgets. De plus, il veillait à ce que les taxes soient les plus raisonnables possible. Tous reconnaissent que dans la région du Nord-ouest, la municipalité de Saint-Jacques avait l'un des taux de taxes les plus bas, avec une administration remarquable. Il n'est donc pas surprenant que M. Boucher faisait pratiquement l'unanimité dans la communauté, étant régulièrement réélu par acclamation.

Le développement du village de Saint-Jacques, sous le leadership de M. Boucher, est très impressionnant. Son travail, en collaboration avec d'autres membres de la communauté, a débuté bien avant l'incorporation du village. En 1955, 12 ans précédant l'incorporation, M. Boucher décide avec neuf autres partenaires de munir sa paroisse d'un service d'incendie et de former une brigade. N'ayant pas l'argent nécessaire à l'achat du camion, les dix partenaires décident de payer de leur poche et achètent le camion. N'ayant pas peur de mettre les mains à la pâte, M. Boucher s'est en plus impliqué comme pompier pendant 40 ans.

Lors de la fondation du village en 1967, M. Boucher sera élu comme conseiller et appuiera activement le premier maire, M. Léopold Couturier pendant quatre ans, avant d'être lui-même élu comme maire quatre ans plus tard. Il a continué à oeuvrer dans cette fonction pendant 27 ans.

Après l'incorporation, le développement se poursuit à un rythme très rapide. En 1972, la municipalité fait l'acquisition d'un terrain de 26 acres qui appartenait aux Religieuses de St-Basile. C'est à cet endroit que sont actuellement situés le garage municipal, le local des Scouts, le Palladium, l'édifice des Chevaliers de Colomb, les deux terrains de balle-molle, le Parc, un terrain de tennis ainsi que le Centre Communautaire.

En 1974, on retrouve Monsieur Boucher au sein de l'exécutif de la Commission Industrielle Régionale. Les développements industriels et résidentiels se font à une vitesse impressionnante. Il ne se passe pratiquement pas une année sans que de nouvelles entreprises viennent s'y installer et que des développements résidentiels soient annoncés.

Le 30 novembre 1977, le député fédéral de l'époque Monsieur Eymard Corbin annonce que le village de St-Jacques recevra un octroi pour construire un nouveau logement pour personnes âgées et qui porte aujourd'hui le nom de « Place Isidore Boucher ».

De 1972 à 1977, 200 nouvelles maisons sont construites à St-Jacques. La population passe de 934 à 1530 personnes, et l'évaluation foncière, de 1 649 220$ à 7 859 450$.

En 1984 - St-Jacques n'a pas de drapeau et on va bientôt fêter le bicentenaire de cette belle paroisse. Isidore en parle avec les notables de la place, le Village aura son drapeau, on profitera de l'occasion pour rendre un hommage particulier aux pionniers.

En 1985, St-Jacques compte de plus en plus de citoyens aînés. Monsieur Boucher se liguera avec l'exécutif de Club d'âge d'or pour réaliser un autre rêve « l'édifice du Club d'âge d'or de St-Jacques. » Le tout aura coûté 200 000$.

En 1986, la progression est tellement forte que l'école ne répond plus à la demande malgré toutes les roulottes ajoutées. Le 18 février 1987, l'agrandissement de l'école St-Jacques est fièrement inauguré.

À St-Jacques en 1986, c'est le département des transports qui déblaie les rues l'hiver. Le Conseil municipal n'est pas satisfait. M. Boucher et les conseillers décident de prendre l'initiative de se munir de l'équipement nécessaire pour faire ce travail, à la grande surprise des autres villages des alentours.

Toujours en 1987, le parc de maisons mobiles poursuit son expansion avec la vente de 40 lots. Entre le 1er janvier 1987 et le 31 mai 1987, St-Jacques a accordé plus de permis de construction que les huit autres villages de la Commission d'Urbanisme du Madawaska réunies.

Le 25 septembre 1987, le Jardin Botanique deviendra réalité. Il s'agit d'un projet de grande envergure, qui n'a pas fini de faire parler de lui. Le village est aussi fier de l'expansion de son centre de ski, le Mont Farlagne. D'autres développements résidentiels et industriels ont lieu sur une base régulière au cours des années suivantes.

En 1992, L'AFMNB lance une campagne afin d'inviter les municipalités francophones du Nord-Ouest à joindre ses rangs. Le Village de St-Jacques, avec celui de Baker-Brook seront les premiers à ses joindre à la nouvelle association. En compagnie de son ami Rosaire Pinette, Monsieur Boucher aimait bien taquiner en disant qu'ils étaient non seulement les premiers, mais les meilleurs.

L'augmentation continue de la population de Saint-Jacques rend nécessaire la construction d'une nouvelle église. Inutile de préciser que M. Boucher sera aussi sur le comité de construction de la nouvelle église.

Attention, St-Jacques a sa nouvelle église, mais les gens veulent maintenant un aréna. Mais comme le disait M. Boucher, « on aura un aréna quand on aura l'argent ». En 1992, St-Jacques construit son Palladium et miracle, tout sera payé rubis sur l'ongle, pas de dette.

En 1999, il quitte après 31 ans de loyaux services consacrés à l'avancement des siens, pour passer le flambeau au Conseil de la nouvelle municipalité d'Edmundston, à la suite de la fusion. C'est avec beaucoup de respect que plusieurs années après la fusion avec Edmundston, on parle encore de Monsieur Isidore Boucher.

M. Boucher a été de plusieurs causes pour le développement de sa communauté et de sa région. Mentionnons la Commission industrielle du Madawaska, les Chevaliers de Colomb, le Club Richelieu, le Club d'âge d'or et bien d'autres. Il a joué un rôle de premier plan dans la fondation de Saint-Jacques et a su mobiliser la communauté et stimuler son développement à travers les différentes étapes de sa croissance.

Il convient de souligner que le choix de M. Isidore Boucher comme récipiendaire du prix Louis-J.-Robichaud a reçu l'appui unanime de l'ensemble des municipalités de la région. En lui-même, ce fait témoigne de la qualité exceptionnelle de sa contribution.

Isidore Boucher est sans contredit de la génération des grands bâtisseurs communautaires. L'ensemble des municipalités et l'AFMNB sont honorées de lui décerner le grand prix Louis-J.-Robichaud.

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